Principe et montage
Principe

Les véritables kachelofen, appelés aussi Grundkachelofen que fabrique Vincent Pirard sont basés sur le principe d'accumulation, inventé il y a plus de 2000 ans par les romains.
Ce sont des poêles dits "de masse" où une flambée quotidienne accumule assez de chaleur dans une grande masse de briques pour qu'elle soit restituée pendant une journée entière.
Il est nécessaire pour cela de tirer parti au maximum de l'énergie du feu en faisant circuler les fumées dans des circuits à l'intérieur du poêle. Les fumées sont ainsi amener à sortir du poêle les plus froides possibles, ayant données la plus grande partie de leur énergie à la masse d'accumulation.
Ainsi le poêle, par radiation, redistribue avec régularité, tout au long de la journée, cette chaleur accumulée en une seule flambée.

Promenez la souris sur le poêle pour en connaître les différents éléments.

Légende

 



Montage

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1 - Le socle

Le premier travail, c'est l'installation du chantier de montage : entre 2 et 4 tonnes de matériaux réfractaires . Après le travail de marquage au sol, on procède à la construction du socle.Celui-ci peut-être en maçonnerie, cas le plus fréquent, mais il peut-être aussi une structure en suspension métallique ou en bois. Ce socle est neutre" dans le sens où il ne comporte que très rarement des circuits pour les fumées. Il ne chauffe donc pas. Le montage proprement dit du poêle peut commencer.

2 - La pose des carreaux

Le principe est de construire d'abord la "coque" extérieure, c'est à dire de poser 1 ou 2 rangées de carreaux avant de procéder à la maçonnerie interne des circuits de fumées.  Ceci peut surprendre mais est une nécessité par l'exigence d'attacher les carreaux entre eux par des sortes de clips en fil d'acier, procédé très ancien mais toujours très efficace. Ce décalage entre le montage de l'extérieur et de l'intérieur ne peut être excessif (pas plus de 2 rangées de carreaux d'avance) sinon il ne serait plus possible de maçonner l'intérieur sans être obligé de pénétrer à l'intérieur du kachelofen.

3 - La maçonnerie des circuits de fumée

La maçonnerie interne doit respecter la règle selon laquelle les briques utilisées doivent être d'autant plus épaisses que la température des fumées est élevée, avec un maximum pour le montage du foyer et un minimum dans la dernière rangée avant l'évacuation dans le conduit de fumées.
Ces circuits ont une certaine section qui va en se réduisant au fur et à mesure que les fumées, donnant leur cha
leur à la masse du poêle, se refroidissent et perdent de leur volume (principe de l'entonnoir). Ce rétrécissement sera alors d'autant plus grand que les circuits seront longs : tout ceci favorise un meilleur tirage, un encrassement minimum du poêle et surtout un meilleur échange de chaleur vers la masse.

Le mortier utilisé est un mélange d'argile et de chamotte . Un peu de ciment réfractaire peut y être joint pour faciliter la pose des carreaux.

Chaque kachelofe, selon sa forme et son implantation nécessite une stratégie dans la disposition du foyer et des circuits : comme le montre le schéma de présentation, les circuits peuvent être disposés de différentes manières ; verticaux ou horizontaux.



4 - L'air chaud

La maçonnerie interne est écartée du mur sur lequel le poêle est appuyé. L'espace ainsi créé permet une circulation de l'air ambiant arrivant froid et ressortant chaud selon les lois de convection naturelle. La sortie de cet air chaud peut se faire à partir du poêle (grille d'aération ou carreaux ajournés) ou au 1er étage, grâce à des gaines. L'autre avantage de cet écartement interne du mur, lors de la création d'air chaud, est d'éviter un chauffage du mur qui pourrait nuire à sa solidité.

5 - Sécurité

Lors du montage, un soin tout particulier est donné aux espaces de dilatation des différents matériaux du poêle : briques, ferrailles ... Ainsi, au niveau du foyer doit-on respecter un espace vide entre la "coque" de carreaux et le briquetage intérieur, donnant ainsi son indépendance à la dilatation intérieure, très forte à ce niveau de chaleur.

6 - La coque

En ce qui concerne la "coque", elle peut être constituée de briques en crépi ou d'un mélange carreaux-briques-crépi . Elle sera dans ce dernier cas et selon le même principe, construite en avance sur le briquetage intérieur par des briques à rainures qui sont percées pour permettre la pose des mêmes clips que pour les carreaux. On prendra soin de faire émerger des briques des fils d'acier destinés à maintenir un grillage dit "grillage céramique" sur lequel on peut crépir. Le crépi est un mélange minéral à base de chaux et de silice. Il est posé impérativement sur un poêle ayant été préalablement chauffé afin, là aussi de permettre au kachelofe de créer son propre espace de dilatation. Cependant, des petites fissures facilement réparables peuvent toujours apparaître, surtout lors du 1er ou 2ème hiver.

 

Pour voir quelques exemples de poëles crépis (avec ou sans carreaux), cliquez ICI

Les sytèmes mixtes

 

Dans certains cas, et pour répondre à des besoins particuliers de chauffage, il est nécessaire de générer plus d'air chaud que dans les kachelofen construits intégralement selon les anciens principes de masse (accumulation et radiation maximum).
Vincent Pirard est alors amené à utiliser, pour la partie foyer, un insert en fonte qui générera naturellement beaucoup d'air chaud.

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